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Église de Saint-Hymetière

Bâtie dans le milieu du XIe siècle et modifiée au cours des XIIe et XVIIe l’église de Saint-Hymetière est caractéristique de l’art roman.

On ne sait à peu près rien de Saint-Hymetière. Il semble qu’il ait été moine du monastère de Condat (St-Claude) et qu’il ait vécu ici même, dans un petit monastère qui est mentionné au IXe siècle.

Le prieuré, situé certainement auprès de l’église, fut ruiné probablement dans l’incendie du village en 1477 par les troupes de Louis XI. Le village fut rebâti un peu plus loin, ce qui laissa l’église un peu isolée, ainsi qu’elle l’est actuellement.

L’église fut bâtie dans le milieu du 11e siècle. Elle avait deux absidioles, l’une d’entre elles a été supprimée et la sacristie construite à cet emplacement.

L’église connut assez rapidement des problèmes de stabilité du fait de sa construction sur une terre marneuse. Dès le XIe siècle il fallut consolider l’arc triomphal et la croisée du transept. Au XIIIe ou au XIVe siècle, une nouvelle reprise de la voûte et de tout le mur nord fut réalisée avec des contreforts.

Enfin, au XVIIe siècle d’importants travaux eurent lieu : consolidations, suppression de l’abside nord, ajout des porches ouest et sud, réfection des voûtes.

L’abside : c’est la partie la plus représentative du premier art roman méditerranéen. Le mur est allégé grâce à cinq arcades en plein cintre reposant sur quatre demis piliers. Au-dessus, le mur retrouve son épaisseur et donne naissance à la voûte en cul-de-four.

Les arcatures lombardes : ce mode de décoration en “arcatures” rythme toute la partie est de l’église. Son nom provient du fait que l’on a pensé que cette technique de construction, que l’on retrouve sur beaucoup d’églises romanes du sud, est venue des maçons lombards. Leur technique de bandes dites “lombardes” se serait peu à peu propagée, contaminant la Provence, le Languedoc, la Bourgogne, la Rhénanie et jusqu’à l’Angleterre. Toutefois, des travaux historiques plus récents remettent en cause cette origine lombarde.

La voûte : A Saint-Hymetière la toiture de pierres plates ne repose pas, comme dans la plupart des églises jurassiennes, sur une charpente en bois mais, au contraire, sur la voûte de l’église.

Le clocher : sa partie supérieure, en dôme (clocher “comtois”) date des années 1830, elle est l’oeuvre d’un charpentier d’Arinthod. Ce clocher était auparavant une “flèche” plus élevée.


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